Petit, j'ai découvert le vélo avec mon père. Nous partions à l'aventure des pistes cyclables de notre ville ainsi que du bois à proximité. Je me souviens de le suivre sur mon VTT d'enfant, à pédaler deux fois plus vite pour essayer de le rattraper. Essayer de faire comme lui en sautant par dessus les trottoirs. Lever la tête et le voir devant, droit sur sa selle, qui se retournait pour vérifier que j'étais toujours là. Aujourd'hui encore, c'est un de mes souvenirs les plus nets.
Le vélo n'est pas qu'un sport. C'est une échappatoire. Une façon de décompresser, de sortir prendre l'air quand tout pèse, de rester actif, à son rythme. Pour beaucoup de pères, c'est aussi des sorties le dimanche matin avec leurs enfants. Le genre de moments qui gravent des souvenirs indélébiles. Mais lorsqu'on met de côté son vélo au fond du garage, on met de côté des moments de la vie qui ne se rattrapent pas.
C'est la situation d'un grand nombre de cyclistes. Ils commencent par raccourcir leurs sorties petit à petit, jusqu'à totalement s'en priver. Pas par manque d'envie. Parce que leur selle décide pour eux quand la sortie s'arrête. Les privant de moments qu'ils ne rattraperont pas.
C'est pour ça qu'Aplomb existe. Pour que le vélo reste accessible à ceux qui en sont privés. Pour ne pas laisser passer ces moments importants de la vie.
— Rayan, fondateur d'Aplomb
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